#9 Reprise du défi 12 mois/amis/livres : Les Chroniques lunaires, t. 1

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Si vous vous en rappelez, je m’étais lancée en 2017 dans le défi 12 mois, 12 amis, 12 livres, proposé par Tom de La Voix du livre, mais j’avais été contrainte de le mettre en pause à 4 livres de la fin, car mon stage et mon master me prenaient trop de temps pour me permettre de profiter des lectures « loisir »…
Mais en décembre dernier, je l’ai repris là où je l’avais laissé, et je suis actuellement près de l’avoir terminé (il ne me reste plus que la lecture du mois de mars) !

Je reprends donc le petit montage que j’avais fait à l’époque pour présenter les livres de ma pile à lire pour ce challenge :

Challenge 12 Mois, Amis, Livres

Pour celles et ceux qui n’en auraient pas entendu parler, il s’agit de demander à 12 de vos amis de vous indiquer un livre qui leur tient à cœur et qu’ils aimeraient vous faire lire, ce qui vous constitue une jolie petite PAL hétéroclite pour un an (une lecture par mois), et c’est tout bénef’ car vous sortirez très certainement de votre zone de confort (et vous serez peut-être surpris !) et aurez encore plus de choses à partager avec eux !

Décembre était donc le mois de la lecture de Cinder, le premier tome des Chroniques lunaires de Marissa Meyer, que j’ai ouvert pendant mes vacances, avec circonspection je l’avoue… et qui m’a agréablement surprise en fin de compte !

Mais avant de vous détailler plus avant mon avis, je reprends ma petite tradition de ce challenge et laisse la parole à mon amie Julie, qui m’a recommandé ce livre :

J’ai découvert Les Chroniques Lunaires il y a quelques années, grâce à BookTube. Bien qu’adorant les réécritures de contes, je ne savais pas si le côté futuriste de l’univers de la saga me plairait, si les cyborgs et les droïdes arriveraient à me captiver. Pourtant, j’ai tenté et j’ai été conquise à la lecture de Cinder. J’ai aimé cette histoire qui a su m’emballer dès le tome 1 et me rendre accro avec le tome suivant.

Les Chroniques Lunaires sont remplies d’action, mêlant des éléments futuristes à un fond basé sur des contes traditionnels. Le tout forme un univers riche qui nous embarque et nous fait vivre de nombreuses aventures, avec des personnages attachants. Connaissant l’affection de mon amie L’oiseau lit pour les contes, j’espérais que cette saga arrive aussi à la conquérir et que nous puissions avoir cette saga en commun dans nos cœurs.

Je m’amuse de voir que mes craintes qui précédaient cette lecture étaient finalement semblables à celles de Julie, et qu’elles se sont, de la même manière, fait tordre le cou par le livre ! Pour l’instant, c’est la lecture la plus surprenante de mon défi et je me réjouis vraiment d’avoir pu ouvrir ce livre à cette occasion, car il y aurait eu peu de chances que ça arrive autrement. Donc merci à Julie !

Cette exploitation singulière du matériel patrimonial des contes est suffisamment intéressante pour que l’on s’y penche. Il s’agit essentiellement de la réutilisation d’éléments symboliques propres au caractère, à la destinée du personnage de Cendrillon, ainsi que des personnages qui gravitent autour de l’héroïne : la figure de la belle-mère, celles des sœurs, le prince et le majordome.

Si les figures du conte sont bien présentes, leur rôle dans le déroulement de l’histoire est ici quelque peu divergent, et la relation entre Cinder et le prince, qui pourrait au départ laisser imaginer un happy end mielleux à souhait, se trouve finalement être le point d’orgue de la divergence scénaristique choisie par l’autrice pour l’écriture de son roman. Car en tant que tome 1 de la saga, Cinder est bien le tremplin à partir duquel se crée le nœud de problématiques qui tissent le scénario de l’œuvre de Marissa Meyer.
De fait, les derniers chapitres du roman nous mènent à un cliffhanger amplement réussi (et c’est ce qui m’a fait courir à la bibliothèque pour emprunter le tome 2 !).

L’écriture (ou en tout cas sa traduction) reste assez simple, va droit au but sans fioritures (rien de surprenant de ce côté-là, du côté de la fantasy où la construction de l’univers et sa visualisation prennent souvent le pas sur le style littéraire) mais n’en est pas moins efficace. C’est évidemment l’action et la tension narrative qui confèrent son caractère de page turner au roman.

Cela dit, toute la première partie du texte est assez surprenante dans sa complexité narrative car l’autrice nous fait monter in medias res dans le train en marche de son univers, en distillant les informations, nous laissant combler peu à peu les blancs du texte pour reconstituer la problématique à laquelle fait face le personnage de Cinder.
Le plaisir du lecteur actif est véritable !
Cependant, dans le reste du roman, cela se tasse un peu et la narration se laisse emporter dans un certain ronronnement et devient par endroits inégale.

Vous l’aurez compris, ce n’est pas pour le style narratif de l’autrice que je loue ce texte, ni même pour la construction du roman car, s’il a su me surprendre au début, les événements s’anticipent assez facilement le reste du temps (et dans le tome 2 également). Ce que j’ai véritablement apprécié, c’est la singularité avec laquelle Marissa Meyer réinvente les personnages de ces fameux contes, et la dimension écologique et sociale qui courent tout le long de cette saga.
Il est question de guerres entre peuples de la Terre et de la Lune, de hiérarchies de classes (Cinder n’est qu’une pauvre citoyenne, et le prince, l’héritier d’un royaume), des thématiques qui contribuent à approfondir le propos de l’histoire.

Mais en fin de compte, si l’on s’amuse beaucoup des références faites aux contes patrimoniaux à travers ces personnages féminins « girl power » qui représentent chacune un tome de la saga (Cinder, Scarlet, Cress, Winter), j’en viens à me poser cette question :

cette saga n’aurait-elle pas tout aussi bien fonctionné par elle-même, sans l’influence des contes ?

Les références aux contes, si elles sont plaisantes et restent malgré tout l’essence de l’intention de l’autrice à travers ces réécritures, m’ont laissé l’impression que cet univers aurait pu se suffir à lui-même sans que rien ne lui soit enlevé de sa légitimité.
Car, au bout d’un certain temps (et notamment dans le tome 2), je trouve les références beaucoup trop prétexte à initier l’intrigue, et le déroulement scénaristique semble davantage guidé par la nécessité de faire figurer ces références que par la logique des actions et intentions des personnages.
Je pose donc cette question ici, et à vous surtout ! Je n’en ai pas la réponse mais serait curieuse d’en débattre 🙂

Si vous avez lu cette saga, ou bien l’un ou plusieurs de ses romans, quel est votre sur la question ? 😀

 

Le prochain article sera dédié à la lecture de janvier : À la croisée des mondes, t. 1
de Philippe Pullman ! a-la-croisee-des-mondes-1.jpeg

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